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Impressions d'élèves

Par plusieurs auteurs anonymes de Seconde Godard

"Les séances que nous avons effectuées mardi et vendredi avec l’écrivain Gustave Akakpo m’ont plu et déplu à la fois. La séance d’écriture m’a plu parce que, lors de la réalisation de nos textes, il fallait imaginer ce qu’on aurait vécu et ressenti s’il n’y avait plus d’appareil électronique ou de connexion internet. Cela nous a permis de prendre conscience que l’évolution technologique a une emprise extrêmement importante sur nous. Si par malheur, il y a un bug mondial - comme nous l’avons imaginé dans nos textes - cela aurait un impact considérable sur tellement de choses, qu’on pourrait croire que le monde s’arrêterait de tourner. Pour moi, rédiger ces textes a été extrêmement dur car je n’arrivais pas à m’imaginer sans les appareils électroniques et surtout je ne savais pas comment j’aurais réagi.
Ce qui m’a déplu, c’est lorsqu’il a fallu lire les textes afin d’écouter les productions des autres élèves. Personne ou presque n’a fait l’effort de participer afin que la séance se déroule bien."

"Je remercie Gustave Akakpo qui grâce à ce travail m'a fait découvrir de nombreuses choses auxquelles beaucoup de personnes ne prêtaient et ne prêtent toujours pas assez d’attention, moi y compris. Les questions qui nous étaient posées étaient à première vue des questions comme les autres mais non. Les exercices qui nous étaient imposés ont été riches. J'ai imaginé le monde sans Internet et parfois ma façon de réfléchir est devenue différente. Je me suis rendu compte, à travers certains textes que mes camarades ont écrits, de la chance qu'on a d'avoir Internet, d'avoir la possibilité de manger, d’avoir un toit et la possibilité d'étudier. J'en ai tiré une leçon de vie. Ma façon de percevoir les choses dans la vie ont changé et je vous en remercie."

"C’est la première fois que je rencontrais un écrivain pour un atelier d’écriture. Monsieur Akakpo était très intéressant et certaines de ses paroles m’ont fait beaucoup réfléchir. Le premier travail d’écriture sur la réaction que l’on aurait si ce fameux bug arrivait m’a particulièrement plu et m’a paru plus simple que le second. Ces deux exercices étaient très intéressants car ils amenaient à réfléchir sur la réaction réelle que l’on aurait au cas où nous vivions un vrai bug informatique. Cela m’a permis de découvrir que les réseaux sociaux et autres médias fonctionnant avec internet n’avaient aucune fonction vitale pour l’homme et n’étaient qu’un simple plaisir, un confort. La vie continuerait sûrement, même sans internet et sa suppression n’aurait pas de si graves conséquences même s’il est vrai qu’internet facilite grandement la vie et qu’il a une place essentielle dans nos vies. Pour conclure j’ai trouvé ce travail d’écriture très instructif et intéressant."

"Nous avons fait connaissance avec M Gustave Akakpo qui est un auteur originaire du Togo. Il nous a présenté la religion vaudoue. Ce qui ne m'a pas déplu car je ne connaissais pas cette religion. Le Vaudou est largement répandu au Bénin et au Togo. Elle se caractérise par les rites et la pratique de la sorcellerie... Ensuite il nous a demandé d'écrire un texte en commençant par « Ce matin-là, il y eut un bug… ». Dans ce texte j'ai écrit comment je me sentirais s’il n'y avait plus ni Internet ni réseaux sociaux. Cet évènement pouvait durer des jours, des mois et des années. En faisant cet exercice je me suis rendu compte que si j'étais sans ces deux outils indispensables, je me sentirais seul... comme tout le monde je pense, surtout les addicts. Mon point de vue sur la technologie est qu'elle ne coupe pas des autres car justement on communique avec les proches ou les amis sur les réseaux sociaux en postant des photos et des informations sur notre identité. Les trois séances m'ont plu car elles m'ont permis d'apprendre des choses intéressantes, surtout sur moi."

Gustave Akakpo s'est d'abord présenté ; il nous a appris qu'il a écrit des albums pour enfants, des pièces de théâtre et aussi des romans pour pré-ados. Il nous a aussi parlé de la religion de son pays avec laquelle il a été élevé. Après cela, il nous a demandé d'écrire ce qui se produirait selon nous un jour de bug (appareil électronique et internet). Cet exercice m'a beaucoup plu car cela m'a permis de remettre en question ma façon d'utiliser mes appareils électroniques. Je pense que durant cet exercice plusieurs personnes de la classe ont appris quelque chose, comme le fait que nous sommes tous quelque part dépendants des nouvelles technologies. J'ai beaucoup aimé le dernier exercice, avec les dialogues. Sans échanger à voix haute, il y avait vraiment de bons textes. Grâce à ce type d'exercice, chacun d'entre nous a pu voir l'imagination des autres. La seule chose que je nous reproche (à moi et à la classe) c'est notre manque de participation ; ça causait des blancs vraiment gênants."

"Pour résumer, nous avons commencé par débattre, du moins essayé de débattre sur le sujet des nouvelles technologies, sur l’impact qu’elles peuvent avoir sur notre vie personnelle, sur notre rapport aux autres et sur notre vie sociale et familiale, en général. Nous avons également parlé de sujets un peu plus vagues tels que la religion vaudoue, le langage de l’homme et des dieux… Nous avons aussi parlé de l’auteur Alain Damasio ainsi que de quelques questions dont il a traité : « Qu’est-ce que ça change au monde ? », « Qu’est-ce que ça change à l’autre ? » et « Qu’est-ce que ça change à soi ? » Nous avons aussi échangé sur ce que la technologie numérique change au réel, à l’autre et à nous-mêmes ainsi que ses points négatifs et positifs. Et finalement, nous avons traité de nombreuses questions détournées en activités d’écriture, nous permettant à tous de développer une opinion personnelle sur un sujet ou un autre. J’ai trouvé cet atelier très intéressant et instructif car il nous a permis de nous exprimer, que ce soit oralement ou bien à l’écrit. Cela nous a permis de découvrir les différentes idées de chacun en partant d’un même sujet. J’ai également bien aimé débattre avec un écrivain déjà expérimenté et pouvoir en tirer quelques leçons philosophiques et morales… Et finalement découvrir de nouveaux textes, de nouvelles idées et de nouveaux points de vue."

"Mardi, Gustave Akakpo nous a raconté les légendes de son pays, c'est intéressant de pouvoir découvrir d'autres cultures. Ensuite nous avons fait un débat sur le numérique et chacun a dit ce que signifiait "l'intelligence artificielle" pour lui, nous avons remarqué que nous n'avions pas tous la même définition, c’était amusant. L'écrivain nous a ensuite donné un sujet à traiter « ce matin-là, il y eut un bug ». Après chacun devait lire son texte mais ça m'a gênée, je n'aime pas trop ce genre d’exercice. La séance m'a permis également de voir que le métier d’écrivain est assez compliqué car on n'est jamais satisfait du premier coup de ce qu'on écrit. Vendredi on a continué ce travail mais avec plus de recul et je me suis dit que finalement ce n'est pas si grave s'il n’y a plus d'internet pour moi. Certes, je serais énervé au début mais ça finirait par passer ; en revanche pour le reste du monde c'est plus compliqué car désormais tout est numérique."